اليات السياسة النقدية في تفعيل دور البنوك كممول للاقتصاد في الجزائر
اليات السياسة النقدية في تفعيل دور البنوك كممول للاقتصاد في الجزائر
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Date
2023
Authors
سمير عيوب
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
جامعة الشادلي بن جديد
Abstract
Cette étude, intitulée Mécanismes de la politique monétaire pour activer
le rôle des banques en tant que financeurs de l'économie en Algérie, vise à
identifier la réalité de la politique monétaire et ses instruments quantitatifs
représentés par le taux de réescompte et le taux de réserve obligatoire en Algérie,
ainsi que les crédits bancaires à l'économie. Cela a été possible en décrivant et
analysant l'évolution de ces variables durant la période 1990- 2022, et en
mesurant l'effet des instruments de la politique monétaire sur les crédits a
l'économie à l'aide du modèle ARDL à court et long terme, puis en mesurant
l'impact de ces crédits sur chacun du produit intérieur brut, de la consommation
brute et de la formation brute de capital fixe. L’étude a conclu que la Banque
d'Algérie se dépend une politique monétaire déflationniste avec le taux de réserve
obligatoire, alors que son orientation était expansionniste avec le taux de
réescompte, sauf au cours des années 2019-2022 qui ont vu une réduction de ces
deux taux. De plus, le marché des crédits dans l'économie connaissait une
prédominance des banques publiques, et il était évident que la part des prêts
bancaires du secteur privé augmenterait pendant la période 2005-2022 et
s’équilibrer avec le secteur public après l’acquisition de la majorité des crédits au
cours des années 1990-2004, en raison de l'augmentation du volume des crédits à
moyen et long terme.
L’économétrie a conclu que l'effet du taux de réescompte a été divers
entre positif et négatif à long et à court terme selon les différents types de crédit.
Quant à la réserve obligatoire, elle n'a aucun effet que sur les crédits bancaires à
court terme, où l’on peut constater que cet effet était positif à long terme et
négatif à court terme. En outre, le total des crédits bancaires a un impact négatif
sur le PIB à court terme, et un effet positif non significatif sur celle-ci à long
terme. Aussi, son effet sur le taux de croissance de la consommation brute est
positif et non significatif à court et à long terme, et cependant il est négatif sur le
taux de croissance de la formation brute de capital fixe. Par conséquent, l'étude
recommanderait une coordination entre les instruments quantitatifs et qualitatifs
de la Banque d'Algérie de manière de permettre d'orienter les crédits bancaires
selon leurs objectifs, et de réduire le monopole des banques publiques sur le
marché du crédit, et aussi de rechercher de nouveaux mécanismes qui retireraient
les ressources financières inutilisées et les réinjecteraient dans le cercle
This study, entitled Mechanisms of monetary policy for activating the
role of banks as financiers of the economy in Algeria during the period 1990-
2022, aims to identify the reality of monetary policy and its quantitative
instruments represented in there discount rate and the mandatory reserve rate in
Algeria, as well as the bank credits to the economy. This has been possible by
describing and analyzing the progress of these variables during the period 1990-
2022, and by measuring the effect of monetary policy instruments on credits to
the economy using the short and long term ARDL model, then measuring the
impact of these credits on each of gross domestic product, gross consumption and
gross fixed capital formation. Thus, the study concluded that the Bank of Algeria
was pursuing a deflationary monetary policy using the mandatory reserve rate
tool, while its orientation was expansionary in the rediscount rate, except during
the years 2019-2022, which saw a joint reduction in both rates. Moreover, the
loans market in the economy had a predominance of public banks for most of it,
and it was obvious that the share of bank lending from private sector would
increase during the period 2005-2022 to balance with the public sector after
acquiring the majority during 1990-2004, due to the increase in the volume of
medium and long-term credits.
Econometrics concluded that the effect of the rediscount rate was diverse
between positive and negative in the long and short term according to the
different types of credit. As for the compulsory reserve, it has effect only on
short-term bank credits, where we found out that the impact was positive in the
long term and negative in the short term. In addition, total banking credit has a
negative impact on GDP in the short term, and an insignificant positive effect in
the long term. Also, its effect on the growth rate of gross consumption is positive
and insignificant in the short and long term; however it is negative on the growth
rate of gross fixed capital formation. Therefore, the study would recommend an
articulation between the quantitative and qualitative instruments of the Bank of
Algeria in order to enable it to drive bank loans towards their goals, and to
reduce the monopoly exercised by public banks on the credit market, further